Interview : Comment le métier de Chief Happiness Officer va-t-il évoluer ?

Interview : Comment le métier de Chief Happiness Officer va-t-il évoluer ?

Le Chief Happiness Officer est un métier en développement, dont le rôle est d’analyser l’environnement de travail et d’œuvrer à la convivialité interne. Vous l’aurez compris, ce métier est en lien total avec la QVT (qualité de vie au travail). Face à ces responsabilités et avec un besoin de réactivité de plus en plus important, ce métier doit nécessairement se digitaliser et cette tendance ne va faire que croître !

Bien-être des salariés et digitalisation

Malgré ce que l’on a voulu croire depuis 10 ans, le bien-être des salariés ne passe pas uniquement par l’installation de canapés et de baby-foots. Même si ceci peut avoir son charme, conserver ses salariés passe par des mesures plus profondes au quotidien. Parmi celles-ci on peut citer :

  • l’accompagnement,
  • le tutorat,
  • la communication (et oui tout simplement),
  • la reconnaissance…

Mais un autre axe de bien-être doit aussi être pris en compte : la digitalisation.

La génération qui entre sur le marché du travail aujourd’hui est une génération digitale. Ces nouveaux salariés entrent dans votre entreprise avec un smartphone à la main et ils supposent qu’ils pourront s’en servir dans leur quotidien professionnel. Bien sûr ceci n’est pas valable que pour la nouvelle génération de collaborateur, puisque l’auteur de cet article (nouvellement quarantenaire) a les mêmes attentes !

La digitalisation est aujourd’hui un vecteur de bien-être dans l’entreprise en apportant plus de réactivité, de souplesse mais aussi de collaboration. Le CHO doit encourager ces pratiques, et même en être à l’origine.

Pour bien définir les contours de ce nouveau métier, nous avons demandé à Marie Frémiot, CHO chez ModuloTech, et Tissayme Ktoul, CHO chez Fidzup, de nous en dire plus.

Marie, quel est selon toi ton rôle en tant que Chief Happiness Officer ?

Un happiness manager doit incarner les fondamentaux de l’épanouissement au travail. Il a, selon moi, la mission de s’assurer qu’un maximum de conditions pour l’épanouissement professionnel soient réunies au sein de l’entreprise.

Le premier axe de travail utile est d’aider à l’instauration d’un management basé sur la confiance qui garantit une bonne communication, de la transparence, et la valorisation de chacun pour ses compétences et sa personnalité. Il peut également proposer de nouveaux processus afin de rendre le travail plus fluide au sein des équipes.

Ensuite, son rôle est d’aider à la création d’une atmosphère de travail agréable : organiser des moments conviviaux, aménager des espaces différents en fonction du besoin de concentration ou d’échanges, créer un attachement aux valeurs de l’entreprise et à l’entreprise elle-même.

Enfin, il doit être à l’écoute des collaborateurs afin de faire remonter leurs besoins aux dirigeants et tenter de leur apporter des réponses satisfaisantes.

Tissayme, comment vois-tu l’évolution de ce métier sur les prochaines années ?

Selon moi cette fonction a encore de belles années devant elle. Bien que cette fonction s’attache à une dimension collective, je pense qu’elle pourrait davantage évoluer vers de l’accompagnement individuel. J’imagine, par exemple, la mise en place d’un programme de coaching personnalisé en fonction des missions et attentes de chaque collaborateur.

L’objectif principal, c’est de continuer à faire évoluer la fonction vers de une personnalisation de plus en plus poussée de l’expérience collaborateur afin de s’assurer également que l’on redonne du sens au travail pour chacun.

Le Chief Happiness Officer : un métier réservé à certaines entreprises ?

Ce métier a été mis en lumière par Google et plus généralement par les entreprises de la Silicon Valley.

En France, il en existe environ 1000 à ce jour ce qui reste peu, soyons honnêtes. Mais a-t-on besoin d’avoir le titre honorifique de Responsable du bien-être pour passer à l’action ?

Non évidemment. Dans chaque entreprise, une personne peut être en charge d’améliorer la qualité de vie des salariés, de réfléchir aux orientations stratégiques permettant de faire en sorte que les collaborateurs se sentent bien dans l’entreprise et souhaitent l’intégrer… et y rester !

Ce rôle peut être tenu par le dirigeant, le DAF, le DRH,  un office manager… et ce, peu importe la taille de l’entreprise, start-up, PME, grandes entreprises.

Certaines entreprises permettent à leurs salariés de réaliser toutes leurs demandes d’absence depuis une plateforme interne ou depuis une application. La démarche est extrêmement simplifiée et la réponse est donnée sous forme de notification.

Les remboursement de frais ou les acomptes peuvent également être effectués de manière digitale grâce à des solutions paie 2.0 comme celle que nous éditons.

Les bulletins de salaire peuvent désormais être électroniques et conservés dans un coffre fort numérique.

La formation n’est pas en reste : les demandes de formation peuvent être réalisées en ligne et même dispensées de manière digitale avec le e-learning et les MOOC.

Dans le quotidien des salariés, la digitalisation a des bienfaits avérés. L’ère du numérique a permis le développement du télétravail, très plébiscité par les salariés.

Si on entend parfois dire que l’informatique a eu un impact néfaste sur la communication en entreprise (avec notamment une multiplication des mails inutiles), le numérique, lorsqu’il est bien utilisé, permet de renforcer la collaboration au sein d’une même équipe mais aussi entre différents services. Les échanges s’en retrouvent optimisés et les taches sont accomplies de manière plus efficace.

Et vous, êtes-vous prêt à effectuer cette transition ?

Pour passer le pas, des outils sont aujourd’hui disponibles et accessibles à toutes les entreprises.

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